C’est pas Geek, c’est pour le clic – Le Cas Richard Jewell

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“CPGCPC”, une rubrique destinée au côté non Pop de la Culture et à racoler pour quelques clics en plus. Merci qui ? Merci Le Cas Richard Jewell !

À 89 ans, Clint Eastwood continue de nous sortir un film par an. De là à penser qu’il mourra sur un plateau de tournage, il n’y a qu’un pas que je vais franchir, tout en espérant que ça n’arrivera pas avant que j’ai moi-même 89 ans. Surtout qu’avec Le Cas Richard Jewell, le bonhomme montre que s’il commence à être fatigué de montrer, il a encore beaucoup à dire.

Le Cas Richard Jewell avec un peu de Joker dans l’air

As-tu remarqué Philibert, que Jewell commence par un J, comme Joker. Coïncidence ? À la sortie du film je peux te dire que oui, mais pas totalement. Les deux films peuvent être ainsi rapprochés par cette volonté de pointer du doigt la facilité qu’on les Américains (et la société en général) à créer leur propre méchant. Là où Joker devenait, malgré lui, le symbole d’une révolte tout en étant entraîné par elle, Richard Jewell passe de héros à suspect uniquement… parce qu’il en fallait un. Pourquoi ne trouve-t-on pas des héros à tous les coins de rue ? Parce que le système – représenté par le gouvernement et les médias – se plaît à les broyer.

Sauf que Clint Eastwood n’est en rien fataliste et préfère penser que l’homme bon peut tout surmonter (c’est beau la naïveté). Qu’importe les épreuves et les fautes, Richard Jewell croit en la justice et à son triomphe, quitte à collaborer pleinement avec ceux qui veulent le détruire. Une jolie fable qui n’a qu’un défaut – hormis une réalisation extrêmement lisse – : celui de connaître déjà la fin. J’en suis venu à regretter un bon vieux twist à la Bryan Singer façon Keyser Söze. Sauf qu’on est chez Clint et ici, American Great Again.

See you, Space Cowboy !

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Avant j'écrivais des trucs intéressants.

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