C’est pas Geek, c’est pour le clic – Vivarium

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« CPGCPC », une rubrique destinée au côté non Pop de la Culture et à racoler pour quelques clics en plus. Merci qui ? Merci Vivarium !

La maison Blumhouse et ses 389 films d’horreur par an ne te font plus rêver ? Tu as envie de mutiler un agent immobilier dès que tu tombes sur le visage de Stéphane Plaza ? Tu penses qu’il n’y a rien de mieux dans la vie que de devenir propriétaire d’une charmante maison et d’y élever ton gosse ? Alors Vivarium est fait pour toi.

Pour faire un bon film avec peu de moyens, il faut deux choses : des idées et Lorcan Finnegan. Coup de chance, le réalisateur de Vivarium a des idées et il s’appelle Lorcan Finnegan. Avec une maison verte, deux acteurs au diapason – la trop rare Imogen Poots nous régale – et un gamin publicité ambulante pour l’IVG, le bonhomme nous plonge dans le cauchemar de la banlieue, de cette vie d’adulte dont il remplit les cases pour nous en dégoûter avec sadisme. Un huis-clos anxiogène à la croisée des genres qui profite de chacune de ses respirations pour maintenir la nôtre coupée.

La comparaison promotionnelle avec Black Mirror se justifie facilement tant le film prend un malsain plaisir à transformer une aspiration en routine destructrice, ne jouant avec l’irréel que pour renforcer la tragédie du réel. Une vie de couple ? Un enfant ? Une maison ? Une Sainte Trinité devenue prison dans laquelle on creuse sa propre tombe. Le parfait malaise.

Vivarium ou le Truman Show de l’horreur

Pour accentuer ses effets, Vivarium se paie le luxe de jouer avec son aspect fauché. Les nuages en cartons, la multiplication numérique des maisons, le gazon… tout sonne faux et c’est justement ce qui accentue l’angoisse de la situation. Difficile de voir en la réalité une échappatoire quand celle-ci demeure absente.

Ultime personnage du long-métrage : le son. Le travail effectué par Kristian Eidnes Andersen accentue chaque élément fantastique, qu’il soit visible ou non. Il suffit que le gosse ouvre la bouche pour comprendre toute l’importance du mixage vocal quand on veut glacer le sang du spectateur sans recourir à des jump scares à la c**. Voilà ce qu’est Vivarium ; une ambiance oppressante, un film réussi et une incitation à enfermer Stéphane Plaza dans une voiture, vitres remontées, en plein soleil.

See you, Space Cowboy !

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Avant j'écrivais des trucs intéressants.

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