Critique – Kingdom : un manga pas comme les autres

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Aujourd’hui on va parler du manga Kingdom et pourquoi tu dois te laisser tenter. Si tu le connais déjà, sois gentil et va me chercher un café.

À la recherche de l’Ombre Jaune et de quelque chose à regarder entre deux lectures des mémoires de Jean-Pascal de la Star Ac’, je suis tombé sur la première saison de Kingdom sur Netflix. Non, pas la série avec des zombies, l’autre.

On y découvre Shin, un gamin esclave qui, avec son meilleur ami, rêve de devenir le plus grand général de l’histoire à l’époque où la Chine était divisée en sept Royaumes combattants. Suite à la mort de son ami, il rencontre Sei, roi de Qin, et ensemble, ils vont tenter l’impossible : unifier la Chine.

Ma découverte de Kingdom commença ainsi par l’écran et on peut dire que j’ai eu du mal les premiers épisodes. L’installation des personnages me faisait penser que j’allais avoir droit à un Shonen basique avec quelques héros affrontant toujours des ennemis de plus en plus forts, malgré le contexte historique.

La suite me donna vite tort et c’est ainsi que je me lança à corps perdu dans le manga de Yasuhisa Hara, édité chez nous par Meian.

Kingdom, à prendre au sens large

Première erreur : ce n’était pas tant un Shonen qu’un Seinen, à savoir un manga bien plus adulte. Contrairement à ce que l’anime laissait supposer ridiculement, le dessin d’Hara est bien plus violent et gore. Les têtes volent souvent une fois dans la bataille et il n’est pas rare de voir les horreurs de la guerre, surtout quand le Général Kanki est de la partie.

En découle ma seconde erreur : loin de se concentrer sur quelques protagonistes vivant leurs aventures, le sujet de Kingdom n’est pas Shin ou Sei, mais bien l’unification de la Chine. On n’assiste donc pas à quelques duels ici et là et on plonge complétement dans l’enfer des batailles où des milliers d’hommes risquent leur vie. C’est une oeuvre extrêmement ambitieuse dans ce qu’elle met en scène. Si, parfois, le dessin et les mouvements des personnages nous perdent un peu, c’est parce que l’auteur nous maintient constamment dans cette intensité où, comme nos héros, on n’a pas le temps de tout voir. Les événements se vivent.

Kingdom est un pur manga de confrontation entre des idéologies, des politiques, des stratégies, des hommes. Le mangaka n’oublie jamais son contexte et, même s’il n’hésite pas à user de surréalisme pour donner une dimension épique à la chose, cherche la crédibilité. On ne gouverne pas sans complot, on ne gagne pas une guerre sans stratégie.

Une oeuvre riche qui esquive malheureusement trop souvent la mort lorsqu’il s’agit de s’attaquer à des têtes moins anonymes du champ de bataille. Néanmoins, il faut lui reconnaître qu’ainsi, la tragédie se voit renforcer quand elle survint et puis… a-t-on vraiment envie que ça arrive ?

See you, Space Cowboy !

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A propos de l'auteur

Avant j'écrivais des trucs intéressants.

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