Critique – Le Roi Lion : faut-il y voir une nouvelle affaire pour CopyComic ?

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Qui se cache derrière le justicier CopyComic ? Gad Elmaleh pris de remords ? Kheiron (selon la source de Sandra Sisley, soit elle-même) ? Une chose est sûre, ce n’est pas Disney qui vient de frapper à nouveau avec Le Roi Lion.

Entre cette nouvelle version du Roi Lion et les vidéos de CopyComic, certains peuvent se dire qu’il n’y a aucun rapport. Et ils auraient raison ! Tandis que le second passe son temps à pointer du doigt nos vilains humoristes français qui piochent leurs sketchs à droite à gauche sans le dire à personne, le premier passe son temps à piocher dans ses propres productions en le disant à tout le monde. Pourquoi les lier alors ? Déjà pour les mots-clés, histoire que cet article remonte quand quelqu’un cherchera « Le Roi Lion CopyComic » sur internet (personne, jamais), ensuite parce que du plagiait reste du plagiat, même quand c’est fait en interne.

Comme tu as dû sûrement le voir écrit un peu partout, oui, le film de Jon Favreau est visuellement bluffant. Même si c’est entièrement du CGI – il s’agit donc d’un remake animé d’un film animé, à l’inverse des remakes lives du studio – le rendu parvient à rivaliser avec un documentaire Disney Nature tant on peut s’amuser à compter les poils de la crinière du fauve. Le long-métrage se voulait le plus proche possible de la réalité, le pari est réussi. Hé là! Qui va là?! L’Oscar des meilleurs effets visuels.

Le Roi Lion ne se fait aucun souci, philosophie !

Comme chacun le sait, la première chanson du Roi Lion s’intitule Le Cercle de la Vie. Sous-entendu, on en revient toujours au point de départ. Ce n’est pas tombé sur l’orteil d’un ours puisque Disney prend les paroles au pied de la lettre et Jon Favreau, en maître appliqué, ne sortira quasiment jamais du dessin animé de Roger Allers et Rob Minkoff. Tout juste s’il rallongera quelques séquences, en rajoutera une petite sur Nala (parce que les personnages féminins ont tous besoin d’être réécrits pour coller à l’air du temps) et foirera méchamment « L’Amour brille sous les étoiles ». Je suis un peu dur, le côté méta de Timon et Pumbaa marche très bien. Pour le reste, on a des animaux sans expressions qui bougent les lèvres pour nous rappeler l’émotion que nous procurait son prédécesseur.

À chaque scène, Le Roi Lion chante un seul refrain : on ne touche pas au chef-d’œuvre de 1994. Ils font bien puisqu’ils ne peuvent pas, tant le dessin animé reste une pépite inégalable. On assiste dès lors à un camp d’école : un film qui remet constamment en cause sa propre existence. Évidemment, il ne faut pas oublier que tout ceci ne sert qu’à relancer le merchandising avec un produit marketing qui va performer au box-office. Comment ? Pour la même raison qu’en dépit de trouver ce métrage inutile, je ne peux m’empêcher de l’apprécier : c’est Le Roi Lion bordel !

PS : pour ce que j’en pense, une version neuve sur la jeunesse de Mufasa et Scar m’aurait davantage emballé.

See you, Space Cowboy !

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Avant j'écrivais des trucs intéressants.

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