Critique Lupin III – The First et le dernier des blockbusters ?

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Rassure-toi, toi qui ne peux aller au cinéma s’il n’y a ni bagarre ni explosion. Lupin III – The First est là pour combler toutes tes attentes.

Posons-nous cinq minutes pour définir ensemble ce que tu penses quand tu entends le terme “blockbuster”. Inutile de me sortir ta définition cinéphile à deux balles, on sait bien que ça se résume facilement : de l’action, des flingues, des explosions, des courses-poursuites, des jolies filles et des nazis. Surtout des nazis. Tenet, par exemple, n’en mettait pas en scène et on sera tous d’accord pour dire que ça plombe énormément son histoire. Une erreur de débutant que ne commet pas Lupin III qui, lui, remplit toutes les cases du blockbuster. Alors comme on dit chez nous, nananère !

Mais d’abord, une petite pause contexte. Lupin III ne veut pas dire que c’est le troisième opus d’une saga, c’est juste le nom de notre héros, petit-fils du célèbre Arsène Lupin, non joué par Omar Sy. Quant au sous-titre The First, ça ne signifie pas non plus que c’est le premier film, bien que ça soit le cas en ce qui concerne son passage en 3D, mais le Macguffin de l’histoire. Pour que tu te couches moins bête, il faut savoir que Lupin III est un personnage crée par Monkey Punch en 1967 et qu’il a eu droit à des mangas, plusieurs séries animées et autant de films d’animation, dont un signé par le patron Miyazaki (Le Château de Cagliostro). Chez nous, on l’a aussi connu sous le nom d’Edgar de la Cambriole. Il est donc plus vieux que toi et moi.

Sauf que comme je le disais un peu plus haut, ici il s’agit de sa première aventure en 3D ; un souhait de longue date de Monkey Punch qui n’aura malheureusement pas pu voir son rêve exaucé. Qu’il se rassure dans sa tombe, les animateurs ont fait un super travail, parvenant à faire entrer son univers l’animation moderne tout en conservant les caractéristiques des personnages. Surprenant au début – surtout si on a l’habitude de la 2D – cet aspect cartoon devient rapidement une évidence dès qu’il s’agit de retranscrire les singeries du voleur. Il faut saluer également la richesse des décors, cette aventure nous menant aux quatre coins du monde, dont un passage par Paris.

James Bond peut attendre

Si tu es triste parce que James Bond prend du retard, sèche tes larmes, Lupin III – The First répond présent. Pour son retour sur grand écran, il délaisse son côté léger pour nous balancer une histoire qui va à cent à l’heure avec tout ce qui fait le sel des plus grandes sagas d’action. En gros, c’est comme si tu te retrouvais face à un 007, un Mission Impossible et à un Indiana Jones, le tout dans un seul et même film. Tu voulais en prendre plein les yeux ? Voilà le beurre, l’argent du beurre et la crémerie. Certes, certains twists peuvent faire grincer quelques dents et rappeler de mauvais souvenirs concernant les trois franchises citées, mais Lupin reste Lupin et il a ses propres codes, que le long-métrage prend soin de ne pas dénaturer. Les connaisseurs s’y sentiront comme chez eux, les autres auront très vite fait de poser leurs valises.

Tous les blockbusters ont déserté 2020 ? Non, il en reste un et pour une fois, il ne l’a pas volé !

Lupin III – The First sort le 7 octobre 2020 en salles.

See you, Space Cowboy !

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Avant j'écrivais des trucs intéressants.

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