Critique – Spider-Man : Far From Home est-il le meilleur Marvel de l’univers ?

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Désolé pour le titre un peu mensonger, la faute à un manque de place. Il est évident que la vraie question concernant Spider-Man : Far From Home consiste à savoir si c’est le meilleur film de tous les temps, de l’univers et du multivers. La réponse risque de vous surprendre.

Je ne vais pas partir sur une explication complète de la notion de temps, mais rien qu’en restant sur la relativité restreinte d’Einstein, on peut dire que chacun verra midi à sa porte (ça c’est de la vulgarisation). Concrètement, si on part du principe qu’une personne n’aurait vu dans sa vie que Venom et Spider-Man : Far From Home, il y a de grandes chances qu’il considère le second comme le meilleur film de tous les temps.

Concernant l’univers, tant que les Aliens ne débarqueront pas avec de vraies propositions de cinéma – on ne parle pas de Quentin Dupieux, cinéaste avec de vraies propositions d’aliens -, Spidey a encore toutes ses chances (toujours en restant sur le principe de la relativité).

Par contre pour le multivers, c’est mort pour le film de Jon Watts puisqu’on a Miles Morales, Peter B. Parker et Gwen Stacy en opposition sur la case animation. On peut s’amuser de tout, mais posons des limites nom d’un chien !

Si on récapitule : Spider-Man : Far From Home peut être le meilleur film (ou Marvel, c’est pareil si tu as du second degré) de tous les temps, de l’univers, mais PAS du multivers. De rien.

Et sinon, vais-je parler de Spider-Man : Far From Home ?

C’est bien parce que c’est toi et que j’ai encore 5 minutes devant moi. On va la faire courte parce que je ne suis pas là pour te faire plaisir, juste du clic.

Dans cette nouvelle aventure, l’homme a régné subit encore les effets d’Avengers Endgame (no spoilers, Dark Vador est le père de Luke) et prévoit de profiter des vacances scolaires pour déclarer sa flemme à MJ. Il y a aussi des histoires de Mystério, d’Elementals, de Nick Fury et de sauver le monde, sauf qu’on s’en fiche un peu. Pour les deux du fond qui n’auraient pas suivi, le Spidey made in MCU flirte ostensiblement du côté du teen movie et ce second opus ne fait pas exception. Le réalisateur s’intéresse davantage au lycéen qu’à son pendant costumé et si ce dernier a droit à quelques belles séquences d’action (malgré des effets-spéciaux en deçà), c’est bien Peter Parker le sujet principal.

À ce titre on peut toujours saluer l’incarnation toujours parfaite du très (très) sympathique Tom Holland ainsi que celle de Zendaya. Quant à Jake Gyllenhaal, je l’aime d’amour de toute façon, surtout quand son Mystério n’a rien à envier à sa version comics et nous offre la majorité des meilleures scènes.

Marvel numéro 23

En bref, ce Spider-Man : Far From Home ne sort pas de la recette Marvel et prône l’efficacité à l’originalité. On est dans du convenu divertissant propulsé par un casting attachant, sans tromperie sur la marchandise tant le long-métrage n’avait aucune ambition d’en faire plus. J’en entends certain(e)s déjà s’en plaindre, mais quand on a une année chargée en blockbusters qui sentent les pieds, un Spidey qui fait son job en gentille araignée du quartier, on prend quand même. En attendant que son successeur soit le meilleur film de l’histoire de l’humanité en comptant les dinosaures et les Pierrafeu.

J’oubliais : il y a deux scènes post-générique qui teasent un avenir plein de belles promesses.

See you, Space Cowboy !

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