Parlons peu, parlons rien – Barley, vrai héros de En Avant

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On dit souvent qu’un héros peut en cacher un autre, même lorsqu’ils sont deux sur l’affiche. La preuve avec En Avant.

“Tu as vu En Avant ? Quand est-ce que tu en fais la critique ?”

Ferme ta boîte à camembert Philibert, je n’en ai pas envie et j’ai rien de spécial à en dire, si ce n’est que ça reste un Pixar qui parvient encore à nous émouvoir sur le deuil sans mettre trop de fantaisie dans sa fantasy. On n’est pas dans le haut du panier du studio, mais même le bas se savoure sans mal. Voilà, tu voulais une critique, tu as un tweet.

Toutefois, il y a une chose que j’ai envie de souligner : Barley, mon gars sûr. On a beau nous vendre En Avant comme un film sur deux frères, à mon sens il y a un élu assez chiant et un héros incompris.

Attention spoilers sur la suite de En Avant

Qui est Barley ? Un jeune homme qui a perdu son père très jeune, qui a du aider sa mère à s’occuper de Ian, son petit frère, et qui passe pour un ringard aux yeux des autres, car il croit en des choses qui n’existent plus. Pas une vie facile facile et pourtant, il affiche constamment un grand sourire et il fait de son mieux pour le donner aux autres. L’exemple même du chic type.

Surtout que son optimisme va être sans cesse mis à l’épreuve durant toute leur aventure ! Pour Ian, il s’agit d’une quête à la recherche d’un père, quête qu’il poursuit très égoïstement. Mais pour Barley, c’est une succession de claques en pleine figure. Il se rêve magicien ? C’est Ian qui a les pouvoirs. Il essaye de lui apprendre à les contrôler ? Il se fait miniaturiser puis traiter de loser. Chacune de ses suggestions, qu’il s’agisse de route ou d’entraînement, va être contredite par son frangin. Il ira jusqu’à sacrifier son van, la seule chose qui lui appartenait vraiment, pour compenser la faiblesse de Ian. C’est encore lui qui trouve la pierre alors qu’il venait encore une fois d’être lâché comme une vieille chaussette.

Tout du long, Barley a incarné l’espoir, le courage, la chaleur dans un monde froid qui le mettait à l’écart en le dépossédant de ses rêves, de ses biens. Il avait toutes les raisons de devenir le méchant, il sera resté le héros jusqu’au bout. Les scénaristes ne s’y sont pas trompés, lui accordant une récompense finale plus que mérité.

Dans Le Seigneur des Anneaux, ce n’est pas Frodon qui vainc la Montagne du Destin ; dans les légendes Arthuriennes, ce n’est pas Arthur qui trouve le Graal ; dans En Avant, ce n’est pas Ian qui fait preuve de magie.

See you, Space Cowboy !

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A propos de l'auteur

Avant j'écrivais des trucs intéressants.

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