Trois bonnes raisons d’aimer Nicolas Cage

0

“Père Castor Troy, raconte-nous une histoire”. Je vais faire mieux que ça Philibert, je vais te raconter Nicolas Cage.

Nicolas Cage c’est 103 films en 39 ans. Dans le lot il y en a des excellents, des mauvais, des passables, des très mauvais et toujours cette même question : Nicolas Cage est-il un bon acteur ? Je brise tout de suite tes espoirs de réponse Philibert puisqu’elle n’existe pas. Je te renvoie d’ailleurs au très bon épisode de Community sur le sujet pour comprendre toute la complexité de la carrière du bonhomme. Néanmoins, on peut lui accorder trois réussites.

Lesquels ? Son Oscar ? Lord of War ? Les prouesses de son coiffeur d’un film à l’autre ?”

Non, si on aime l’acteur c’est parce qu’en 1996 et 1997, il se faisait appeler Stanley Goodspeed, Cameron Poe et Castor Troy.

Nicolas Cage te casse la gueule

À une époque où les héros d’action gagnait en humanité ce qu’ils perdaient en muscles, il fallait au cinéma un homme capable de tout, même à avoir les cheveux longs. Kevin Sorbo étant déjà pris, Hollywood s’intéressa à celui qui venait d’obtenir la récompense ultime pour Leaving Las Vegas et dont le surjeu allait devenir petit à petit sa marque de fabrique.

Une époque bénite où Michael Bay signait son second et meilleur film en associant Nic avec Sean Connery et Ed Harris. Rock n’est pas seulement un film d’action, c’est le virage dans la carrière de Cage où l’homme de bureau se transforme petit à petit en homme de terrain. C’est le petit gars paniqué du début qui finira par fourrer une bille chimique dans la bouche d’un soldat sur-entraîné avec la punchline qui va avec. Déjà comique et dramatique, l’acteur dévoilait une autre corde à son arc : l’action-man frappadingue.

Les Ailes de L’Enfer de Simon West en sera la suite logique. Désormais entraîné à casser du méchant, Nic vise toujours plus haut et se prend tout un avion de vilains mené par John Malkovich à lui tout seul. Même pas peur. Un vrai festival de gros plans, de punchlines et de bourre-pifs comme les années 90 savaient si bien le faire et bordel on t’avait dit de remettre le lapin dans sa boîte !

Enfin, Nicolas Cage n’ayant plus rien à prouver, que ce soit dans le cabotinage ou la bagarre, il lui fallait encore associer les 2 et qui mieux que John Woo pour ça ? Dans Volte / Face, il a ainsi l’occasion de jouer à la fois le barge de service et le héros plein de valeurs. Deux rôles, un homme et des colombes au ralenti, la messe est dite.

Nicolas Cage aura ainsi enchaîné trois films d’action qui lui auront permis de se réinventer tout en gagnant ses galons de tête d’affiche. Trois rôles dans lesquels il se sera montré excessif en y prenant un plaisir certain. Bon ou mauvais acteur qu’importe, Nicolas Cage est surtout un passionné et c’est pour ça qu’on l’aime (pour ça et pour les mèmes internet qu’il nous aura offert).

See you, Space Cowboy !

N'hésitez pas à nous suivre et partager :

A propos de l'auteur

Avant j'écrivais des trucs intéressants.

Laissez une réponse